le bilan

Publié le par lau verrier

Groupe de Condorcet:



Les enfants ont réagi dés le départ très positivement à nos propositions ; ils se sont emparés des outils avec enthousiasme, et ont été particulièrement sensibles aux propositions impliquant le corps

Il a fallu trouver une manière de communiquer avec les enfants les moins oralisants, et trouver un terrain commun malgré la diversité des situations des enfants. Le lien de confiance s’est ainsi établi peu à peu, et est maintenant bien solide.

Il est à souligner que, durant ce temps de travail sur le projet, les relations adultes-enfants sont différentes, en ce sens que durant les exercices, adultes et enfants créent ensemble, dans un rapport d’égalité.Le regard des enseignantes et éducatrices sur les enfants est amené à évoluer ; à travers les outils artistiques, certains enfants se révèlent et sortent de leur mutisme.

Séverine et Elisa, responsables des deux groupes classe, ont eu à cœur de s’impliquer entièrement dés le départ ; durant les deux semaines séparant les séances, le lien avec le projet se maintient et se développe, et ce de plusieurs manières :

-         envoi des photographies réalisées durant les séances aux classes.

-         Travail de reformulation de ce qui a été fait en séance en s’appuyant sur ces photographies

-         Réalisation avec les enfants de panneaux affichés dans les couloirs

-         Insertion dans le cahier de vie du résumé de la séance : lien aux parents.


GROUPE DU GEPS:



  • Dés le départ, nous avons été confrontés à la particularité de ces enfants  présentant de gros troubles du comportement et la plupart du temps de grosses difficultés familiales: rapports de violences physiques entre les enfants et parfois à l’encontre des adultes ; difficulté à mener à terme une activité ; difficulté à intégrer les notions de temps et à suivre des objectifs à moyens ou long termes ; surcharge émotionnelle amenant à des crises violentes ; difficulté à supporter les changements d’emploi du temps et de personnes.

Nous avons donc très vite réajusté notre projet pour ce groupe.

 

  • Nous avons décidé, en concertation avec les équipes éducatives, de séparer le groupe en deux groupes de trois enfants, et de fonctionner sur une demi-journée avec chaque groupe.
  • Nous avons revu nos objectifs, redéfinissant ces objectifs sur le court et moyen terme.
  • Ainsi, le projet garde la même ligne directrice avec les deux groupes, tout en s’adaptant à la spécificité et aux capacités de chacun des groupes.
  • Peu à peu, nous avons appris à connaitre chaque enfant, et à lui faire des propositions personnalisées. Le fait de cerner les centres d’intérêt de chacun a été décisif dans cette personnalisation.
  • Nous avons de plus constaté que ces enfants ont peu développé leur univers intérieur ; ce constat nous a donc amené à travailler cet univers à travers les arts plastiques, l’installation et la mise en scène : choix d’images en vue de collages, créations d’espaces individualisés à l’aide du matériau papier, création de personnages et de costumes, développement d’une gestuelle propre à chaque enfant à travers la danse.
  • Les enfants ont répondus très favorablement aux propositions impliquant le corps de manière forte et utilisant des matériaux comme le carton, le papier grand format en vue de constructions en 3D.
  • La venue de Françoise, danseuse de la compagnie Käfig, a permis de travailler le rapport au corps à travers la gestuelle ; les enfants ont ainsi pu expérimenter, à travers des mouvements proches de la danse hip-hop, les capacités expressives de leur corps, et ressentir comment ils pouvaient canaliser leur énergie, qui souvent les dépasse, au point de s’exprimer à travers la violence.
  • Anne et Corinne, enseignante et éducatrice du groupe, ont-elles aussi assuré le suivi du projet entre les séances, en s’appuyant sur les photos réalisées durant les séances, et en réalisant des panneaux avec les enfants.
  • Pour aider les enfants à comprendre la cohérence du projet et à maintenir le fil mental du suivi du projet, nous utilisons également le support vidéo, afin de monter en début de séance ce qui a été fait la séance précédente.
  • En tant qu’adulte intervenant auprès de ces enfants, il est difficile de se rendre compte du chemin parcouru avec eux, de définir ce qui se construit en eux ; la moindre perturbation, et le vécu souvent très lourd dans le cadre familial, peuvent suffire à perturber un enfant ou le groupe entier, ces enfants étant hyper réceptifs les uns aux autres.
  • Chaque graine semée est cependant importante, chaque réussite si minime semble-t-elle est précieuse. Voir un enfant comme le petit Adème enfiler son costume avec plaisir et danser à corps perdu avec un sourire jusqu’aux oreilles fait partie de ces moments nourrissants, qui donnent envie de continuer.

 

 

 

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article